Explorez des perspectives et des solutions clés pour vous préparer au passage au cycle T+1
Le 11 octobre 2027, le Royaume-Uni (R.-U.), l'Union européenne (UE) et la Suisse prévoient accélérer leur cycle de règlement, passant de la date de l'opération + 2 (T+2) à la date de l'opération + 1 (T+1). RBC Services aux investisseurs a créé la foire aux questions suivante pour aider les participants au marché à comprendre le changement. Nous mettrons à jour le contenu périodiquement, tandis que l'état de la préparation et la compréhension s'amélioreront, et en fonction des questions que nous posent fréquemment les clients.
Comme les États-Unis, le Canada et le Mexique utilisent déjà le cycle de règlement T+1 depuis mai 2024, le Royaume-Uni, l'UE et la Suisse considèrent que l'accélération du cycle de règlement est essentielle au maintien du pouvoir concurrentiel de leurs marchés des capitaux :
| Réduction du risque L'accélération du cycle de règlement d'un jour réduit le risque de contrepartie et le risque systémique en période de volatilité du marché. | Efficacité du capital L'assouplissement des exigences de garantie libère le capital détenu auprès de contreparties centrales aux fins de placement. |
| Harmonisation mondiale Étant donné que 60 % du volume du commerce mondial se règle actuellement en T+1, les marchés européens risquent un désavantage concurrentiel et des frictions opérationnelles s'ils restent au cycle T+2. | Efficience opérationnelle Le délai plus court pour effectuer les opérations postnégociation incite les participants au marché à harmoniser leurs processus et à mettre l'automatisation en œuvre, ce qui réduit les coûts opérationnels et le risque. |
Ce changement est piloté par l'Accelerated Settlement Taskforce (AST) au Royaume-Uni, par l'Autorité européenne des marchés financiers dans l'UE et par le Swiss Post-Trade Council (SwissSPTC) en Suisse. Chacun a publié une feuille de route exhaustive et collabore étroitement pour réduire au minimum les divergences régionales.
L'Europe effectuera une mise en œuvre énergique dans tous les marchés concernés. La première journée de négociation des titres visés par le cycle de règlement T+1 est prévue pour le 11 octobre 2027 :
| 8 octobre 2027 | 9/10 octobre 2027 | 11 octobre 2027 | 12 octobre 2027 | 13 octobre 2027 |
|---|---|---|---|---|
| Vendredi | Samedi/dimanche | Lundi | Mardi | Mercredi |
| Dernier jour de négociation des titres à la date de règlement prévue de T+2 | Fin de semaine de la transition | Premier jour de négociation des titres à la date de règlement prévue de T+1 | Jour de règlement double entre le règlement T+2 final et le premier règlement T+1 | Première date de négociation des titres exclusivement à la date de règlement prévue de T+1 |
La transition de l'Europe vers le cycle T+1 est intrinsèquement plus complexe qu'en Amérique du Nord, étant donné le plus grand nombre de devises, d'infrastructures de marché et d'organismes de réglementation concernés. Le règlement en Europe repose principalement sur l'appariement par l'intermédiaire de dépositaires centraux de titres, qui nécessite la concordance des instructions de règlement reçues des deux contreparties. Il diffère aux États-Unis et au Canada, où la compensation centralisée et l'affirmation des opérations en amont font partie intégrante du processus postnégociation.
Plusieurs grands marchés de la région Asie-Pacifique envisagent sérieusement de passer au cycle de règlement T+1, notamment l'Australie, Singapour et le Japon. Le Chili, la Colombie, le Pérou et le Brésil devraient également passer au cycle T+1 en 2027-2028. Dans la mesure du possible, les entreprises devraient envisager dans leur planification l'accélération des cycles de règlement sur les autres marchés.
Nous avons commencé à nous préparer pour le cycle de règlement T+1 en Europe en 2025, et nous sommes convaincus que nous serons fin prêts pour son entrée en vigueur. En 2026, nous apporterons de grandes améliorations aux systèmes de base et effectuerons des examens approfondis de notre modèle d'exploitation. Comme nous sommes présents à Londres, nous participons activement à plusieurs discussions d'associations et sectorielles afin d'assurer une transition en douceur.
Les opérations sur titres transférables exécutées sur des plateformes de négociation du Royaume-Uni, de l'UE ou de la Suisse et réglées auprès d'un dépositaire central de titres local seront visées par le cycle T+1 :
| Actions | Titres à revenu fixe | Produits négociés en bourse | Dérivés titrisés |
|---|---|---|---|
| Actions au comptant et reçus fiduciaires | Obligations souveraines, obligations de sociétés et euro-obligations | FNB (fonds), BNB (billets) et CNG (contrats) | Bons de souscription et certificats |
L'obligation de passer au cycle T+1 ne s'applique pas aux instructions de distribution des nouvelles émissions.
Les opérations hors bourse ne sont pas tenues de passer au cycle T+1 ; toutefois, on s'attend à ce que les pratiques du marché s'adaptent et passent au cycle T+1.
Les opérations de financement sur titres, y compris les prêts de titres et les mises en pension, ne sont pas tenues de passer au cycle T+1 ; on s'attend toutefois à ce que les pratiques du marché s'adaptent et, dans la plupart des cas, adoptent un cycle T+1, voire T+0 (le jour même).
Les dérivés titrisés, dont les bons de souscription, les certificats et les produits structurés, sont considérés comme des titres transférables qui peuvent être réglés auprès d'un dépositaire central de titres et qui devraient respecter le cycle T+1. L'actif sous-jacent du dérivé titrisé n'est pas pertinent.
Les dérivés négociés hors et en bourse sont considérés comme des dérivés plutôt que comme des titres transférables et ne sont donc pas visés. On s'attend à ce que le règlement physique des instruments sous-jacents liés à l'exercice ou à l'échéance d'un dérivé demeure en dehors du cadre réglementaire.
Des sanctions pécuniaires sont imposées dans l'Union européenne en cas d'échec des règlements, et aucune modification n'est prévue à cet effet dans le cadre du cycle T+1. Une suspension temporaire du régime de sanctions pécuniaires a été soumise à la Commission européenne ; toutefois, une décision officielle sera prise à l'approche de l'entrée en vigueur du nouveau cycle.
Indépendamment de l'initiative T+1, il a été proposé d'augmenter les sanctions pécuniaires pour la plupart des types d'opérations. Nous vous informerons de l'évolution de la situation dès qu'une décision aura été prise.
Afin que chaque acteur postnégociation dispose d'un délai suffisant pour mener à bien ses activités, chaque territoire a établi un calendrier opérationnel afin d'établir à quel moment les principales activités doivent être achevées pour garantir la rapidité du règlement.
| Royaume-Uni | Union européenne | Suisse | |
| Répartition et confirmation | Soumission au plus tard à 23 h 59 (UTC) le jour de l’opération (T) | Soumission au plus tard à 23 h (HEC) le T | Non précisé |
| Instructions de règlement | Soumission au plus tard à 5 h 59 (UTC) le T+1 | Soumission au plus tard à 23 h 59 (HEC) le T | Soumission au plus tard à 23 h 15 (HEC) le T |
Le dépositaire central de titres ne rejettera pas les instructions de règlement reçues après la date limite. Toutefois, il est fortement recommandé de transmettre les instructions le plus tôt possible afin d'augmenter les chances d'un règlement à temps et d'éviter les pénalités de règlement.
Contrairement aux États-Unis, où la cible sectorielle est de confirmer 90 % des opérations au plus tard à 21 h (HE) à la date de l'opération, le Royaume-Uni, l'UE et la Suisse n'ont pas de paramètre d'efficacité du règlement à respecter. L'efficacité du règlement sera plutôt surveillée et divulguée à l'aide de paramètres agrégés du marché publiés par les infrastructures de marché et les organismes de réglementation (p. ex., dépositaire central de titres, plateforme T2S et autorités de surveillance).
RBC Services aux investisseurs ne s'attend pas à ce que des changements importants soient apportés à son modèle d'exploitation des prêts de titres ou à son service à la clientèle. Dans la grande majorité des cas, l'équipe peut effectuer des échanges, et des rappels sont effectués le même jour lorsqu'aucun échange n'est possible.
Pour favoriser l'efficacité du processus, les clients qui prêtent des titres sont tenus d'envoyer un avis de vente à l'agent prêteur dès que possible à la date de l'opération, idéalement en même temps qu'ils envoient les ordres au courtier exécutant. De même, les rappels doivent être effectués à l'avance des votes par procuration à venir afin d'assurer le retour rapide des titres soumis au vote.
Le règlement sur les dépositaires centraux de titres de l'UE impose une sanction pécuniaire obligatoire en cas d'échec du règlement. Aucun changement n'est actuellement prévu à ce mécanisme de sanction dans le cadre du passage au cycle T+1. Une suspension temporaire du régime de sanctions pécuniaires a été soumise aux législateurs, mais une décision officielle sera prise plus près de l'entrée en vigueur du nouveau cycle.
Indépendamment du cycle T+1, une modification au régime de sanctions pécuniaires a été proposée dans le cadre de la refonte du Règlement sur les dépositaires centraux de titres, notamment en ce qui concerne leur augmentation pour la plupart des types d'opérations. La Commission européenne examine actuellement cette proposition. Nous vous fournirons plus de renseignements lorqu'une décision aura été prise (prévue pour le début de 2026).
Aucun changement n'est actuellement prévu aux formats des instructions de règlement et la mise en œuvre des normes ISO 15022 et ISO 20022 demeure valide. Les sociétés qui transmettent des instructions SWIFT doivent s'assurer qu'elles sont conformes aux normes SWIFT afin de permettre un traitement automatisé.
Le groupe de travail sur la normalisation des règlements et des instructions permanentes sur le règlement du comité sectoriel T+1 de l'UE recommande au Securities Market Practice Group (SMPG) de mettre en place des pratiques de marché pour assurer un flux de règlement approprié et éviter les disparités :
Les utilisateurs de la plateforme CTM de la DTCC doivent noter qu'à compter de septembre 2026, la zone PSET sera obligatoire.
À moins que les deux parties n'aient expressément indiqué leur intention d'y renoncer dans leurs instructions, le règlement partiel devrait devenir l'option de règlement par défaut auprès du dépositaire central de titres.
Un petit nombre de types d'opérations feront l'objet d'une renonciation unilatérale, c'est-à-dire que l'une des parties pourra explicitement renoncer à un règlement partiel :
| Types d'opération | Code d'opération (zone 22F MT54X) |
|---|---|
| Prêts de titres | SECL |
| Emprunt de titres | SECB |
| Événements de marché | CORP |
| Transferts de portefeuille | PORT |
Il est important que les institutions financières et les contreparties indiquent comment utiliser les types d’opérations appropriés afin que le traitement partiel adéquat soit appliqué.
Si ce n'est pas déjà fait, les participants du secteur devraient mettre en place un programme officiel de transition au cycle T+1 soutenu par des parties prenantes clés et un cadre de gouvernance interne clair, avec des groupes de travail dédiés à l'évaluation des répercussions commerciales, opérationnelles et technologiques au sein des fonctions pertinentes.
Les gestionnaires de placements devraient s'adapter aux délais accélérés en améliorant leurs modèles d'exploitation internes et, si possible, en renforçant l'automatisation. L'incidence sera plus grande pour les gestionnaires de placements de l'Amérique du Nord et de la région Asie-Pacifique, puisque les différences de fuseau horaire réduiront la fenêtre opérationnel pour mener à bien leurs activités postérieures à la négociation.
Globalement, afin de préparer la transition au cycle T+1, les gestionnaires de placements devraient revoir les aspects suivants de leurs activités :
| Secteur | Mesure |
|---|---|
| Préparation du système | Vérifier que les systèmes utilisés sont compatibles avec le nouveau cycle de règlement et qu'ils peuvent gérer un volume et une vitesse des opérations plus élevés. |
| Examen du cycle de vie des opérations | Revoir le cycle de vie des opérations d'un bout à l'autre pour cerner les points de contact manuels, les dépendances vis-à-vis des échéanciers et les goulots d'étranglement, surtout durant l'échange de renseignements avec les courtiers et les dépositaires. Mettre en place l'automatisation et des contrôles fondés sur des exceptions pour permettre le lancement des opérations en temps réel, la répartition fondée sur des règles prédéfinies et l'appariement des avis d'exécution. |
| Affectation des ressources | Harmoniser les ressources opérationnelles avec le calendrier opérationnel T+1 en Europe. Envisager les options d'affectation des ressources appropriées, y compris des heures de travail prolongées, un modèle qui permet de travailler dans des locaux multiples, le recours au travail par quart et l'impartition sélective. |
| Renforcement de la gestion des stocks | Renforcer les contrôles afin de s'assurer que les opérations sont réglées au bon endroit et réduire le risque d'échec des règlements en raison de disparités ou du fractionnement des avoirs. Envisager la mise en place d'une politique des stocks officielle assortie de contrôles proactifs pour repérer les exceptions et les résoudre avant de procéder aux instructions d'opération. |
| Gestion des liquidités | Examinez les changements de la dynamique transfrontalière découlant du règlement T+1, y compris la création ou la réduction d'écarts de financement dans l'ensemble des marchés. L'écart de financement entre l'Europe et l'Amérique du Nord devrait diminuer, mais de nouveaux écarts pourraient émerger dans les marchés de la région Asie-Pacifique. Les sociétés devraient envisager d'évaluer les facteurs d'atténuation, comme les opérations de change au comptant au cycle T+1, les ententes de préfinancement ou l'impartition des opérations de change. |
| Examen de la non-concordance des opérations | Cerner les causes récurrentes de non-concordance des opérations, renforcer les systèmes et nettoyer les données pour éviter que les disparités ne se reproduisent. Déterminer si certaines contreparties fournissent des instructions erronées ou si des retards entraînent des frais d'exploitation supplémentaires. |
Bien que l'Europe ne passera pas au cycle de règlement T+1 avant octobre 2027, les sociétés devraient profiter de 2026 pour mettre en œuvre les changements requis pour fonctionner dans un cadre T+1.
Les gestionnaires de placements doivent respecter des exigences explicites selon lesquelles les répartitions et les confirmations doivent être échangées dans un format électronique normalisé et traitées à la date de l'opération (23 h [HEC] dans l'UE et 23 h 59 [UTC] au Royaume-Uni) d'ici la fin de 2026.
Si vous avez des questions, n'hésitez pas à communiquer avec nous à l'adresse t1askmeanything@rbc.com ou avec votre représentant, Service clientèle.
Pour en savoir plus sur le passage au cycle T+1 en Europe, nous vous invitons à visiter les sites Web suivants :
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