La demande des investisseurs pour les produits avec couverture de change a constamment augmenté, et il s’agit maintenant de l’une des tendances les plus importantes de la gestion mondiale d’actifs.
Si vous avez créé des fonds de placement mondiaux prospères avec de solides antécédents et une gestion rigoureuse des risques, vous vous demandez toujours ce que l’avenir vous réserve sur le plan de l’innovation des produits. Les catégories d’actions couvertes offrent un parcours différent. Elles représentent un moyen simple et efficace sur le plan du capital pour accélérer le lancement d’un nouveau produit, en mettant à profit ce qui fonctionne déjà.
Notre série de vidéos En clair se penche sur la couverture de la catégorie d’actions, les raisons de son essor, ses complexités opérationnelles et ce qui distingue les sociétés qui exécutent bien ces programmes de celles qui éprouvent des difficultés.
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Les gestionnaires d'actifs à l'échelle mondiale continuent de lancer des catégories d'actions couvertes pour offrir aux investisseurs le choix qu'ils désirent
En quoi consiste la couverture de la catégorie d’actions ?
Une catégorie d’actions couverte intègre un fonds international existant et une catégorie distincte dotée d’une couverture de change entre la devise du fonds d’origine et la devise du pays de l’investisseur. La stratégie sous-jacente reste la même, c’est-à-dire mêmes placements et même gestion de portefeuille, mais le risque de change ne fait plus partie de l’expérience de rendement de l’investisseur.
Prenons l’exemple d’un investisseur canadien dans un fonds d’actions américaines libellé en dollars américains. Cet investisseur est exposé à deux risques : le rendement des actions américaines sous-jacentes et la fluctuation du dollar canadien par rapport au dollar américain. Lorsque le huard se déprécie, les rendements progressent. Lorsqu’il s’apprécie, les gains peuvent s’éroder, même si le placement sous-jacent s’est bien comporté. Le bon choix de titres peut ne pas se matérialiser pour l’investisseur final simplement en raison de facteurs macroéconomiques indépendants de la volonté de quiconque.
Une catégorie d’actions couverte supprime cette seconde exposition en immobilisant le taux de change entre le fonds d’origine et la catégorie d’actions. L’investisseur obtient le rendement pur inhérent à la thèse de placement, sans aucune fluctuation des devises.
Pourquoi la couverture de la catégorie d’actions est-elle en vogue ?
1. La volatilité des devises n’est plus une préoccupation secondaire. Même si la volatilité des actions et des titres à revenu fixe a accaparé la majeure partie de l’attention du marché, la volatilité des devises s’est discrètement accrue et a eu d’importantes répercussions sur le rendement des portefeuilles mondiaux. Les investisseurs veulent toujours une répartition mondiale – où se trouvent la diversification et les occasions –, mais moins sont prêts à absorber en même temps un risque de change imprévisible. La demande pour les versions couvertes de produits existants a augmenté en conséquence.
2. La différenciation des produits est plus difficile que jamais. Une catégorie d’actions couverte est un moyen rapide, peu coûteux et peu risqué de mettre sur le marché un produit différencié au lieu de créer quelque chose à partir de zéro.
Quels sont les défis potentiels liés au lancement d’une catégorie d’actions couverte ?
Les exigences opérationnelles de maintien d’une catégorie d’actions couverte sont permanentes et interreliées.
- Roulement de couverture. Les contrats de change à terme et les swaps viennent à échéance. Le maintien continu d’une couverture signifie toujours remplacer les contrats venant à échéance par de nouveaux contrats aux taux du marché en vigueur.
- Ajustements des flux. Chaque souscription comporte un nouveau risque de change qui doit être couvert. Chaque rachat donne lieu à une liquidation correspondante. Ces ajustements s’effectuent en temps réel, tous les jours.
- Recalcul du notionnel. Tandis que la valeur des placements du fonds sous-jacent fluctue, le notionnel de l’exposition au risque de change varie. Les ratios de couverture doivent être constamment recalculés pour tenir compte du rendement, des souscriptions et des rachats, et ainsi maintenir une couverture adéquate.
Ensemble, ces exigences engendrent des risques opérationnels et financiers si elles ne sont pas gérées avec soin. L’exécution de ces opérations à l’interne peut être complexe et exiger beaucoup de ressources.
Comment atténuer cette complexité ?
Les gestionnaires d’actifs dont les programmes de catégories d’actions couvertes attirent des actifs réels s’associent à des fournisseurs qui combinent trois capacités :
- L’expertise en services de garde du fournisseur le plus près de la provenance des actifs du fonds permet d’avoir un accès direct aux données qui sous-tendent chaque calcul de couverture.
- Les capacités de comptabilité des fonds de placement offrent au fournisseur un accès en temps quasi réel aux flux des investisseurs et à leur valeur liquidative, c’est-à-dire aux données précises nécessaires pour déterminer ce qui doit être couvert à tout moment.
- L’expérience dans l’exécution des opérations de change veille à ce que les opérations soient exécutées de manière efficace et transparente, à grande échelle, tout en ayant accès à des services indépendants d’exécution au mieux et à une tarification juste.
L’intégration de ces trois capacités au sein d’un même fournisseur permet d’automatiser entièrement le programme : risques calculés à partir de données réelles, opérations exécutées et confirmées, rééquilibrages traités systématiquement et piste d’audit complète.
L’expérience de RBC Services aux investisseurs (RBC SI) dans les trois aspects du cycle de vie de la couverture de la catégorie d’actions donne aux gestionnaires d’actifs la confiance nécessaire pour élaborer, lancer et faire croître leurs stratégies couvertes. Collaborer avec RBC SI, c’est travailler avec un fournisseur authentiquement canadien qui allie portée mondiale et expertise spécialisée, ce qui permet à votre équipe de se concentrer sur les facteurs qui stimulent le rendement : la sélection des titres, la gestion des risques, la distribution et votre clientèle.
Faut-il s’attendre à ce que cette tendance demeure ?
Il semble s’agir d’une croissance structurelle, et non cyclique.
La demande des investisseurs pour un choix entre des risques couverts et non couverts est durable ; elle existait avant la récente volatilité des devises et persistera durant les périodes plus calmes. La diversification géographique demeure un principe fondamental ; les investisseurs voudront toujours savoir quel degré de risque de change accepter parallèlement.
L’infrastructure opérationnelle est maintenant en place. Les fournisseurs disposent des systèmes, de l’expertise et des antécédents nécessaires pour gérer ces programmes tout en réduisant au minimum le risque opérationnel et en assurant une grande efficacité des coûts.
De plus, la dynamique concurrentielle change. Comme d’importants flux sont déjà concentrés dans des produits de catégorie d’actions couverts, les gestionnaires d’actifs qui n’y prennent pas part risquent de se retrouver en désavantage structurel, non seulement pour attirer de nouveaux flux, mais aussi pour maintenir les relations de distribution existantes où l’offre de produits en version couverte est une attente de plus en plus courante.
Conclusion
Les sociétés sont en train de déterminer où elles ajoutent véritablement de la valeur – appréciation des placements, relations clientèle, gestion des risques –, et réduisent ou externalisent systématiquement tout ce qui n’y contribue pas. Les catégories d’actions couvertes sont une expression claire de cette philosophie : une structure de produit qui élargit l’offre d’un gestionnaire d’actifs aux investisseurs sans diluer l’accent sur ce qui renforce réellement sa position concurrentielle.
Pour en savoir plus sur les capacités de couverture de la catégorie d’actions de RBC Services aux investisseurs, communiquez avec votre directeur relationnel, RBC Services aux investisseurs.

