Mise à jour trimestrielle canadienne de RBC – T3 2026

L’économie canadienne progresse malgré les difficultés liées au commerce et à l’énergie

Par RBC Investor Services
Le 17 septembre, 2026 | 5 min pour lire

Les Services économiques RBC présentent une analyse détaillée des principaux déterminants de l’activité économique au Canada et aux États-Unis, y compris les facteurs mondiaux qui ont une incidence sur les prévisions à court terme. 

Les tensions commerciales avec les États-Unis se sont à nouveau intensifiées, et les prix de l’énergie ont continué de grimper alors que le conflit au Moyen-Orient s’éternise. Néanmoins, l’économie canadienne a continué de faire preuve de résilience au premier semestre de 2026. La croissance du produit intérieur brut canadien a rebondi au deuxième trimestre après un ralentissement hivernal, et les conditions du marché du travail se sont améliorées. L’équipe des Services économiques RBC se montre prudemment optimiste quant à l’amélioration de l’économie canadienne selon la croissance par habitant, malgré une recrudescence des risques liés au commerce et la persistance des prix élevés de l’énergie.

  • On s’attend à une croissance de 1 % en 2026 – un taux historiquement faible, mais qui s’améliore si l’on tient compte d’importants facteurs démographiques défavorables, notamment le premier recul de la population dans l’histoire du Canada.
  • La croissance par habitant dresse un portrait plus encourageant de la situation économique des Canadiens. Bien qu’il soit encore élevé, le taux de chômage a atteint son plus bas niveau depuis deux ans en juillet et août 2026 et a reculé de près de trois quarts de point de pourcentage par rapport à l’année dernière.
  • Le rythme de croissance varie considérablement d’une province à l’autre. Les droits de douane américains, les prix élevés des matières premières, le déclin démographique et l’évolution de la dynamique des investissements dans le logement maintiennent un fossé entre les régions. En effet, l’écart entre les provinces affichant la croissance la plus rapide (Terre-Neuve-et-Labrador) et celle la plus lente (Québec) est de 3,5 points de pourcentage.
  • La Colombie-Britannique (0,8 %), l’Ontario (0,7 %) et le Québec (0,5 %) occupent les derniers rangs du classement en matière de croissance, freinés par leur exposition aux droits de douane et le ralentissement de la croissance démographique. Un solide rendement au deuxième trimestre en Ontario et une croissance plus forte que prévu au premier trimestre au Québec ont permis à ces marchés de mieux se positionner pour le deuxième semestre de 2026.

« Nous nous montrons prudemment optimistes quant à l’amélioration de l’économie canadienne selon la croissance par habitant, malgré une recrudescence des risques liés au commerce et la persistance des prix élevés de l’énergie. »

Voir le rapport
[en anglais seulement]

 


Sources

RBC Services économiques, Mise à jour trimestrielle canadienne, T3 2026